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Lee Konitz

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Biographie

Né à Chicago (Illinois) le 13 octobre 1927, Lee Konitz commence son apprentissage musical par la clarinette avant de se tourner vers le saxophone, ténor puis alto, dont il sera l'un des meilleurs solistes de son temps.

Dans les années 1940, après des débuts dans l'orchestre du clarinettiste Jerry Wald, il officie dès 1947 dans celui du pianiste et chef Claude Thornhill, où ses soli sont remarqués. C'est à cette époque qu'il fait la rencontre du pianiste Lennie Tristano, dont le jeu l'impressionne fortement et qui sera un partenaire régulier.

En 1948, en participant aux séances d'enregistrement de l'album Birth of the Cool au sein du nonette de Miles Davis (il est présenté par Gerry Mulligan et Gil Evans), Lee Konitz s'affirme être un accompagnateur de choix. Il enchaîne par un enregistrement avec Lennie Tristano et son sextet novateur.

Au cours de la décennie suivante, la carrière de Lee Konitz prend une nouvelle tournure aux côtés de Stan Kenton (1952), Gerry Mulligan ou du saxophoniste ténor Wayne Marsh, en association avec Lennie Tristano (1955). Le saxophoniste alto passe avec aisance du cool aux improvisations free en compagnie de Paul et Carla Bley, et connaît un succès en tant que leader avec Subconcious Lee (1950) chez Prestige, ou Jazz At Storyville et Konitz (1954) sur Black Lion.

Au début des années 1960, Lee Konitz sort du circuit pour se consacrer à l'enseignement. Il revient quelques années plus tard, enregistrant avec Bill Evans et se produisant régulièrement au Half Note Club de New York, avec Lennie Tristano. En 1967, il signe quelques duos légendaires avec Joe Henderson, Jim Hall, Marshall Brown et Dick Katz (The Lee Konitz Duets paraîtra en 1991).

D'autres collaborations notables suivent, en particulier avec Elvin Jones, Red Mitchell ou Jimmy Giuffre. La décennie 1970 apporte quelques albums phares nommés Peacemeal (1970), Altissimo (avec Jackie McLean, 1973) ou Satori (1974), avec Martial Solal, Dave Holland et Jack DeJohnette, et l'éblouissant Lee Konitz Nonet (1977). Lee Konitz joue avec Charles Mingus peu avant sa disparition.

Toujours prolifique dans les années 1980 où il voit débarquer une nouvelle génération de saxophonistes qu'il a lui-même influencés, comme Arthur Blythe. En 1983, Lee Konitz participe au Cordes et Lames de Dominique Cravic, et multiplie les collaborations, entre Michel Petrucciani ou Chick Corea avec qui il tourne en 1987.

Récompensé par le prestigieux Jazzpar Prize, Konitz publie notamment les albums Jazz Nocturne (1992) et Haiku (1995), et continue de tourner sans relâche à travers le monde, de l'Europe au Japon. Musicien aventureux et avide de découvertes, il aborde le répertoire classique de Fauré, Debussy, Chausson, Ravel et Satie dans l'album Play French Impressionists Music from the Turn of the Twentieth Century en 2000. Son opus précédent, Sound of Surprise, est honoré par l'Académie du Jazz.

Le saxophoniste souvent rattaché au genre cool dépasse les définitions et frontières musicales. La cadence de ses parutions ne se dément pas au cours de la nouvelle décennie où il enregistre des disques de haute tenue comme Motion (2003), New Nonet (2006), Portology (2007), Gracefullee (avec la saxo coréenne Grace Kelly et le guitariste Russell Malone, 2007), Jugendstil II et Live At The Vanguard (2010). En 2009, au pinacle de sa popularité, le vétéran Lee Konitz réunit un casting de rêve sur Live at Birdland (ECM, 2011) comprenant Brad Mehldau, Charlie Haden et Paul Motian.