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Barry Manilow

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Biographie

Barry Alan Pincus naît le 17 juin 1943 dans le quartier de Brooklyn à New York. Après des études conventionnelles, il entre à la fameuse Juilliard School, le très prisé Conservatoire new-yorkais. Pour payer ses études, Barry Manilow travaille pour CBS où il prend le nom de jeune fille de sa mère. Là il gagne un début de notoriété en tant que pianiste, producteur, arrangeur, et compositeur, en particulier de jingles publicitaires.

A partir de 1971, Barry Manilow devient le pianiste puis le directeur musical de Bette Midler. Il participe à la production des albums The Divine Miss M (1972) et Bette Midler (1973). En 1973, sort son premier album Barry Manilow. Il faut attendre 1975 pour que le titre « Could It Be Magic » devienne un tube. Il est ensuite repris façon disco par Donna Summer en 1976 et adapté en français par Alain Chamfort sous le titre « Le temps qui court » dès 1975. En fait, il faut un changement de label - Bell est absorbé par Arista - pour que Barry Manilow éclose avec Barry Manilow II en 1974. Barry Manilow y gagne son premier numéro un américain avec « Mandy ». L'album est numéro neuf des ventes et contient l'autre classique « It's a Miracle ».

Inspiré du music-hall et des crooners de la grand époque, Barry Manilow concocte une variété pop à base de piano et d'orchestrations luxuriantes. Plus rien n'arrête alors Barry Manilow qui revient avec un autre numéro un en 1975 pour « I Write the Songs » sur l'album Tryin' to Get the Feeling. Une certaine ironie veut que « Mandy » et « I Write the Songs » ne soient pas des titres composés par Barry Manilow. En 1976, « Looks Like We Made It » enrichit sa collection de numéros un  américains et de tubes internationaux. La malédiction se poursuit, ce titre là non plus n'étant pas de la main de Barry Manilow. Barry Manilow atteint son zénith en 1978 pour l'album Even Now qui lui permet de remporter le Grammy Award de meilleur artiste de pop et de rock. C'est aussi à partir de 1978 qu'il devient une star en Angleterre où il remplit les salles puis les stades. C'est encore en cette année bénie qu'il est l'un des seuls artistes à avoir cinq de ses albums simultanément classés au Billboard, honneur que Barry Manilow partage avec Frank Sinatra, Johnny Mathis, Bruce Springsteen et Michael Jackson.

Barry Manilow poursuit ensuite sereinement sa route, bien que son style ampoulé passe petit à petit de mode. Il ne retrouve pas de numéro un et le meilleur classement de ses titres a pour théâtre la catégorie adulte du Billboard. En 1981, If I Should Love Again est son album le plus fort de la période, avec les titres « The Old Songs » et « Somewhere Down the Road », encore écrits par d'autres que lui. En 1982, Barry Live in Britain est numéro un en Angleterre. 

Le chanteur passe la fin des années 1980 et le début de la décennie suivante a enregistrer des albums de reprises jazz ou pop, ainsi qu'un album complet en hommage à Frank Sinatra, Manilow Sings Sinatra (1998). Il faut attendre l'année 2001 et l'album concept Here at the Mayflower pour que Barry Manilow ne sorte une collection de nouvelles chansons. Ce sont cependant les reprises qui le ramènent au sommet avec The Greatest Songs of the Fifties et The Greatest Songs of the Sixties, tous deux sortis en 2006 et respectivement numéro un et numéro deux au Billboard. La veine se poursuit ensuite avec des fortunes diverses pour The Greatest Songs of the Seventies (2007), The Greatest Songs of the Eighties (2008) et The Greatest Songs of All Time (2010). En 2017, il commence par faire son coming-out en déclarant qu'il s'est marié trois ans plus tôt à son manager Gary Kief. L'information qui fait grand bruit précède la sortie de l'album de reprises This Is My Town: Songs of New York.

Malgré cette propension à chérir un public qui vieillit avec lui, Barry Manilow reste capable de beaux éclairs de créativité comme pour 15 Minutes en 2011. Artiste éminemment populaire dans les pays Anglos-Saxons, Barry Manilow représente l'un des derniers fleurons d'une variété internationale parfois proche de l'easy listening, désormais seulement prisée par les anciennes générations qui trouvent nombre de compilations de leur idole comme The Essential Barry Manilow en 2011.