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Manic Street Preachers

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Playlists

Biographie

En 1992, lorsque Manic Street Preachers, jeune groupe gallois teigneux, publie son premier album Generation Terrorists, le Royaume-Uni pense avoir trouvé une réplique, en plus punk, à Guns N' Roses.

D'ailleurs, ces jeunes inconnus clament qu'ils vont vendre plus que les voyous de Los Angeles, ce qui ravit la presse britannique, toujours friande de déclarations tapageuses et excès divers. Perpétuellement en quête de publicité, le guitariste Richey James Edwards et le bassiste Nicky Wire apparaissent dans la presse populaire via leurs écarts de conduite.

Pourtant, en 1993, Gold Against the Soul, deuxième album de ces vrai-faux hooligans, jette un froid dans la mesure où il est très travaillé et moins rebelle. Le résultat tombe avec la désertion des fans de la première heure. S'ensuit des moments troubles au sein du groupe. Richey James, souffrant à la fois d'alcoolisme et d'anorexie, s'auto-mutile en public et devient ingérable. Son état nécessite une hospitalisation.

Lorsque The Holy Bible paraît en 1994, le ton a beau être très lugubre, le disque jouit de critiques favorables. En dépit de ça, les « Manics » (comme les appellent leurs supporteurs) sont au bout du gouffre. Début 1995, Richey Edwards disparaît dans la nature, sans passeport ni carte de crédit et... plus personne n'entend parler de lui. Il sera déclaré officiellement mort en 2008.

Pourtant, le groupe n'abdique pas, décidé à continuer en trio. Un an plus tard, il sort Everything Must Go, album d'une étonnante maturité qui contient le tube « A Design for Life ». Disque de platine, Everything Must Go installe les Manics au rang de superstars, bien que les États-Unis ignorent ce groupe, le jugeant trop britannique.

En 1998, les Gallois enfoncent le clou avec This Is My Truth, Tell Me Yours et son hit « If You Tolerate This Your Children Will Be Next », à la trame piquée sur le « Duchess » de The Stranglers. En mars 2001, l'album, Know Your Enemy fait son apparition. Manic Street Preachers joue au théâtre Karl Marx de La Havane, invité par Fidel Castro. Il est le premier groupe de rock occidental à se produire à Cuba. Le DVD Live in Cuba - Louder Than War, retrace cet événement.

Le 7 mai 2007 Send Away the Tigers confirme la popularité intacte des trublions engagés du rock britannique. L'album se classe directement n°2 des ventes en Angleterre. Les hableurs Manic Street Preachers ont construit une carrière quelque part entre The Clash et Oasis. Ils font partie de ces singularismes que le monde envie au royaume de Sa Majesté. Toujours superbement ignoré en France, Manic Street Preachers poursuit un chemin rectiligne avec Journal for Plague Lovers (2009) et Postcards from a Young Man (2010).

Trois ans plus tard et avec un succès persistant en Grande-Bretagne et dans une grande partie de l'Europe, Manic Street Preachers sort Rewind the Film où figurent Lucy Rose, Cate Le Bon et Richard Hawley. Pour l'enregistrement de son douzième album, le trio gallois s'envole pour Berlin, aux fameux studios Hansa, où il est conçu avec les participations de Cate Le Bon,Green Gartside (Scritti Politti), Cian Ciaran (Super Furry Animals) et de l'actrice allemande Nina Hoss. Ce retour en force de l'inspiration mélodique est symbolisé par le premier extrait « Walk Me to the Bridge », anticipant la sortie de Futurology en juillet 2014. Trois ans après, le documentaire Escape from History retrace le parcours du trio qui, pendant ce temps, met la touche finale à son treizième album avec le producteur Dave Eringa. Intitulé Resistance Is Futile, celui-ci paru en avril 2018 est précédé par les singles « International Blue », « Distant Colours », « Dylan & Caitlin » (avec la participation de la chanteuse Catherine Anne Davies alias The Anchoress) et « Liverpool Revisited ».