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Common

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Biographie

Apparu sous le nom d'artiste de Common Sense avant de s'en voir interdire l'usage par une décision de justice (motivée par la plainte d'un obscur groupe de reggae), Common a, dès son premier album, affiché ses différences vis-à-vis d'un rap américain de plus en plus formaté et matérialiste.

Can I Borrow a Dollar? permet de se faire rapidement une idée des capacités d'écriture de Common Sense, ne pêchant que par une production décousue et un peu quelconque (malgré la présence des Beatnuts). Le problème est résolu dès Resurrection avec l'arrivée de l'inspiré producteur No I.D. qui sertit d'instrumentaux somptueux la verve d'un Common Sense dont l'acuité est en constante élévation.

Avec des titres comme « I Used to Love H.E.R. » ou « Communism », Common Sense acquiert un respect croissant dans tous les USA, une première pour un artiste hip-hop originaire de Chicago.

En 1997, One Day It'll Make All Sense est l'album de la consécration et également celui où Common (puisque désormais son nom a été estropié) exprime de plus en plus nettement son penchant pour la soul. Ses collaborations avec Erykah Badu, Lauryn Hill des Fugees, The Roots, Q-Tip et De La Soul lui ouvrent les portes des grands réseaux médiatiques et permettent à son talent d'éclater à la face du monde.

La gloire n'estompe ni la créativité ni l'ironie et encore moins la politisation de cet artiste hip-hop comme l'atteste Like Water for Chocolate en 2000. No I.D. ne produit plus rien, remplacé par Jay Dee, D'Angelo, The Roots ou DJ Premier mais la cohérence des deux précédents albums perdure, faisant de Common un des plus grands MC's de son époque.

L'album suivant Electric Circus (2002) est remarqué pour le duo « Come Close » avec Mary J. Blige après avoir participé au No More Drama de la chanteuse R&B. Figurent également les featurings des Neptunes, Cee-Lo, Bilal, Erykah Badu, Jill Scott et, plus surprenant, Laetitia Sadier (Stereolab).

En 2005, son successeur, l'album Be est nommé aux Grammy Awards dans la catégorie du Meilleur album rap et considéré par certains sites comme son meilleur disque, sans doute inspiré par sa romance avec Erykah Badu. Les titres « The Corner » , « Testify » ou « Go! » attestent le plébiscite.

A l'été 2007 sort Finding Forever, mis en sons par Kanye West, dont le duo sur « Southside » rapporte un Grammy Award à Common. Lily Allen fait une apparition sur « Drivin' Me Wild » tandis que se retrouvent Bilal, Will.i.am et D'Angelo (présent sur « So Far to Go »). En 2008, Universal Mind Control manque d'un single performant et ne dépasse pas la douzième place du Billboard. The Dreamer/The Believer fin 2011 a lui aussi du mal malgré son excellence musicale. Même le duo avec Nas « Ghetto Dreams » ne se classe dans aucun pays. En 2014, Common sort son dixième album intitulé Nobody's Smiling. Produite en compagnie de No I.D. qui la sort sur son label ARTum, cette nouvellesalve abrite les featurings de Cocaine 80s (« The Neighborhood »), Big Sean (« Diamonds »), Jhené Aiko, MalikYusef, Elijah Blake (« Real ») et Vince Staples (« Kingdom »).