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Santigold

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Biographie

Santi White (alias Santogold, née en 1976) grandit à Philadelphie dans un milieu aisé : un père avocat, une mère psychiatre. Ecartelée entre ses racines noires et ses amis blancs, sa culture musicale est multiple et diversifiée. A 7 ans, son père lui fait découvrir James Brown et Nina Simone. Sa grande s?ur lui fait connaître Led Zeppelin. Avec ses amis elle découvre le rock indépendant et le Hip-hop.

Elle apprend à naviguer entre les deux cultures et cherche à tout connaître. Elle avoue avoir essayé, avec plus ou moins de bonheur, aussi bien le violon, la poésie, le rap que le karaté, les claquettes, la gymnastique, le patin à glace ou le théâtre. Elle s'est découverte rapidement une curiosité et une ouverture d'esprit qui ne la quittera plus.

Puis Santi White poursuit ensuite des études brillantes à la faculté privée de Wesleyan (en suivant un double cursus, en Musique, mais également en Etudes Africaines et Américaines). Mais un ami de la famille, Kenny Gamble (le fameux producteur à l'origine de la Philly Soul), va rapidement lui faire prendre conscience qu'elle peut, par son biais, travailler dans le domaine de la musique. Elle obtient un poste de responsable artistique chez Epic Records avant la fin de ses études.

Elle découvre alors un milieu ne correspondant pas à l'image qu'elle pouvait s'en faire et s'en détache rapidement pour voler de ses propres ailes, et réoriente sa carrière vers l' écriture. On la retrouve notamment productrice du premier album de la chanteuse de R'n'b Res (How I Do - 2001), ou compositeur pour Lily Allen (« Littlest Things »).

En 2003 elle franchit le pas et devient elle-même chanteuse au sein du groupe punk Stiffed. Deux albums paraissent, Sex Sells (2003) et Burned Again (2005), produits par le bassiste des Bad Brains, Darryl Jenifer. Mais son exigence et son intransigeance ne lui permettent alors pas de s'exprimer au sein du groupe autant qu'elle le souhaite. De plus elle reproche aux autres membres leur dilettantisme.

C'est alors que le label Lizard King Records lui propose un contrat solo. Elle travaille en 2007 avec John Hill, bassiste de Stiffed, avec qui elle produit ses premiers morceaux « Creator » et « L.E.S. Artistes ». C'est un coup de maître puisque ce dernier titre est désigné Single de la semaine par le New Musical Express. Sa notoriété monte alors en flèche. Elle est sollicitée pour la première partie de Björk au Madison Square Garden (New York) mais aussi pour mettre en son le défilé Automne-Hiver de  la styliste Stella McCartney.

Pour son premier album Santogold paru au printemps 2008, l'artiste fait appel à la crème des producteurs en vogue, l'Anglais Switch, ainsi que les Américains Diplo et Spank Rock. L'album est d'une variété impressionnante. Composé aussi bien de dub, de punk ou de hip hop des années 90, il ouvre une brèche dans laquelle vont certainement s'engouffrer de nombreux artistes ... qui n'auront peut-être pas tous le talent et l'expérience de Santogold. Par dessus tout, elle ne souhaite pas être comparée à la génération rap/R&B américaine du moment.

Artiste aujourd'hui en vogue, courtisée par de grandes marques commerciales (Converse), cette diva soul futuriste prouve que l'on peut toujours innover et inventer. Ses compositions, inclassables, sont des morceaux à danser et des kaléidoscopes de multiples styles qui débouchent finalement sur un résultat parfaitement abouti. En 2009, l'artiste change son nom en Santigold et aborde l'enregistrement de son deuxième album avec les rappeurs Pharrell Williams, Diplo et Switch. Celui-ci intitulé Master of My Make-Believe, ne sort qu'en 2012 après le lancement du simple « Desperate Youth ».

Santigold multiplie ensuite les collaborations et compose des morceaux pour le film Hunger Games et la publicité. Elle apparaît en 2013 sur l'album d'A$AP Rocky Long.Live puis sous son nom deux ans plus tard avec le titre « Radio », pour le film Paper Towns. En 2016 sort son troisième album 99¢, dont le sens est une critique virulente envers la dévaluation du geste artistique.