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Chateau Marmont

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Biographie

Chateau Marmont, un nom familier. Celui d’un hôtel légendaire de Los Angeles certes, mais aussi celui d’un groupe parisien tout aussi indispensable et accueillant qui, depuis le milieu des années 2000, a commencé de nous convaincre par ses disques courts chez feu Institubes (Solar Apex en 2008, Nibiru en 2010), ses remixes racés et précis (Royksopp, Midnight Juggernauts, ou plus récemment Eugene McGuinness) mais aussi ses collaborations et hommages (l’album Jacno Future, par exemple). Parti à son rythme à la conquête du reste du monde – une grande tournée américaine en 2011 (et un passage aux festivals prestigieux SXSW et CMJ), des invitations à se produire dans les festivals les plus défricheurs, d’Iceland Airwaves à Eurosonic, le trio formé par Guillaume De Maria, Julien Galner et Raphaël Vialla arrive désormais avec un tout premier album aussi attendu que surprenant. Cet album s’appelle The Maze, il a été conçu et enregistré dans le studio parisien du groupe (où se déroulent également les expérimentations de leur propre label, Chambre 404 – sur lequel on retrouve Exotica, Glass Figure, ou encore Stella Le Page). A l’heure où les morceaux s’enchaînent de manière aléatoire, The Maze propose lui, à l’inverse, de raconter une histoire et de dresser sa propre perspective. Ouvert par une intro au groove futuriste qui fixe les grandes lignes du disque, The Maze se poursuit immédiatement par un titre nettement plus pop – Wargames (envoyé en éclaireur avec un clip dès 2012) qui démontre sans attendre l’amplitude dont saura faire preuve le groupe tout au long de ce disque érudit. The Maze est en effet l’œuvre qui démontre et installe définitivement l’entreprise qui est, depuis quelques années, celle de Chateau Marmont. Impossible de s’arrêter aux influences qui bien sûr fixent l’ADN généreux du groupe : la vista synthétique de Kraftwerk, la précision d'un Steely Dan certainement, toute une descendance pop et mélodique à la française (de Air à Jacno évidemment, en passant même par Gainsbourg, à qui le sublime Affaire classée, chanté par une Alka Balbir à la sensualité glaciale, semble rendre hommage) ; les envolées cinématographiques et la lenteur salvatrice de François De Roubaix ; mais aussi toute une tradition kraut et progressive seventies - devant qui les trois titres sublimes qui concluent The Maze posent respectueusement un demi-genou (The Fall and The Decline of Human Empire, Desertic et Travel to Gliese). Mais il faut aller plus loin pour comprendre à quel point plus qu’un groupe ou un projet, Chateau Marmont est une plateforme aux envies multiples, aux lignes de forces habilement entremêlées. Chateau Marmont a su se muer ces dernières années en une véritable affaire. Live, production, remixes, DJ Set, EPs, et maintenant un album, The Maze. Un album ambitieux, un programme qui fait aujourd’hui le lien entre toutes les expériences vécues et provoquées par le groupe. The Maze est un ensemble épique et lumineux qui vient confirmer en grand l’empreinte discrète mais ferme que les trois avaient commencé à poser par le passé. Bref, The Maze est un disque de conquête, ouvert à l’aventure, et nul doute qu’il saura ouvrir le chemin à Chateau Marmont : celui d’un avenir radieux.