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Masta Killa

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Biographie

Elgin Turner naît le 18 août 1969 à Brooklyn. Il prendra par la suite le nom de Jamel Arief à l'état civil et de Masta Killa comme nom de scène. Celui-ci est tiré du film de kung-fu Shaolin Master Killer, aussi connu sous le nom de 36th Chamber of Shaolin, l'une des influences majeures du collectif de Staten Island, Wu-Tang Clan. Il est aussi surnommé « Noodles » par les autres membres du Wu-Tang Clan qu'il intègre le dernier au début des années 1990. Chaperonné par GZA, Masta Killa est alors un pure novice qui n'a encore jamais rappé. Son flow très lent et très soul contrebalance parfaitement le rap ultra énergique des autres membres comme Ol' Dirty Bastard, Inspectah Deck ou Ghostface Killah.

Sa première apparition à la fin de « Da Mystery of Cheesboxin' » sur le premier album culte du crew, Enter the Wu-Tang (36 Chambers) publié en 1993, est très remarquée. Il prend de l'assurance grâce aux nombreux featurings sur les albums solos de GZA, Raekwon et Ghostface Killah et confirme sur « Triumph », véritable tube extrait du double album Wu-Tang Forever en 1997. Devenu un membre du collectif à part entière, il est très présent sur The W (2000) puis sur Iron Flag (2001), quatrième album qui marque l'apogée du clan dans le hip-hop mondial. Quand sort No Said Date en juin 2004, il est alors le dernier membre du groupe a n'avoir pas sorti d'album solo. On retrouve une bonne partie du Wu-Tang Clan sur ce disque alors que les membres sont plutôt en froid à l'époque. Les productions sont signées RZA, Mathematics et True Master. L'album reçoit un très bon accueil critique et public chez les fans de la première heure.

Masta Killa continue son émancipation musicale sur Made in Brooklyn en 2006 où l'on trouve des productions de MF Doom, PF Cuttin et Pete Rock. Le rappeur fait encore une fois preuve de sa qualité d'écriture et de performer sur Ive, album live publié en 2010 avant de sortir le single « Loyalty Is Royalty » en 2011. Il annonce un véritable virage musical vers un rap conscient, cool et soul assez proche de The Roots, toujours influencé par les grands noms de la musique noire américaine des années 1960 et 1970. Selling My Soul (2012),son troisième album solo,en est la confirmation. Pour la première fois, aucun membre du Wu-Tang n'est invité sur l'album (excepté Ol' Dirty Bastard pour un hommage posthume). L'album, qui sort en décembre 2012, fait preuve d'une très belle recherche musicale et fait de nombreuses références au rap old school, autant East Coast que West Coast.