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Raphaël Imbert

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Biographie

Né le 2 juin 1974 à Thiais (Val-de-Marne), Raphaël Imbert n'est pas un musicien comme les autres. Saxophoniste depuis l'âge de quinze ans, il fait ses classes au conservatoire de Marseille sous la tutelle de Philippe Renault et en sort avec un premier prix en 1995. À son tour il enseignera dans une classe de jazz en 2003.

L'année qui suit son diplôme, il monte le premier d'une longue liste de projets qui vont faire de lui l'un des protagonistes les plus ambitieux et exigeants de la scène jazz française. Le Hemlé Orchestra, suivi du Atsas-Imbert Consort avec le guitariste Emile Atsas, font les chaudes soirées des festivals Jazz à Vienne et Nice Jazz Festival. En 2002, le Marseillais d'adoption intègre le collectif L'Enclencheur pour le développement du jazz dans la région, et se produit avec le Nine Spirit, groupe de recherche détectant les passerelles entre musique afro-américaine et littérature sacrées. Le collectif allie la théorie à la pratique à travers Les Musiques Sacrées de Duke Ellington sur fond de lectures de Théodore Monod, et d'oeuvres d'autres compositeurs (Pharoah Sanders, Sun Râ, John Coltrane, Albert Ayler). L'album Méditations Dans Un Cratère (Idéoplurielle) paraît cette année-là.

En 2003, Raphaël Imbert poursuit ses recherches à New York dans le cadre de la mission Villa Médicis hors-les-murs. L'expérience se révèle enrichissante pour le musicien qui se consacre à l'enseignement pendant trois années avant de remonter sur scène. Successivement, le sextet Newtopia Project auquel s'adjoint le pianiste Yaron Herman, enregistre la Suite Elégiaque (2006), et l'octette Sixtine Group, Pieces for Christmas (2007). Ces deux formations sont partagées par Stephan Caracci (vibraphone), Simon Tailleu (contrebasse) et Cédrick Bec (batterie).

Multipliant les activités, le colosse du saxophone membre du Conseil d'administration de l'Orchestre National de Jazz compose pour la télévision, glane quelques prix au festival de La Défense avec son Newtopia Project, et forme dans la foulée le Brotherhood Consort le temps de l'album Bach - Coltrane (2008), mêlant son quartette de jazz avec le classique Quatuor Manfred.

Nouvelle occupation depuis 2010, le projet Omax at Lomax est un laboratoire ethno-musicologique mené par l'Agence Nationale de la Recherche via la mission Improtech. Raphaël Imbert parcourt les États amércains du sud sur les traces du défricheur Alan Lomax, afin de confronter les racines musicales à la technologie moderne. Le fruit de ces recherches ressort dans l'album Live au Tracteur paru en 2011, capté en compagnie de Joe Martin (contrebasse), Gerald Cleaver (batterie) et Stéphan Caracci (vibraphone).

Comme il l'avait fait pour Bach et Coltrane, le saxophoniste rend hommage à deux autres géants de la musique classique et du jazz dans l'album Heavens (2013), qui revisite les répertoires de Mozart et de Duke Ellington. En 2015, il propose une rencontre entre le jazz et la musique contemporaine avec le compositeur Karol Beffa pour l'album Libres.

Raphaël Imbert repart ensuite sur la route du blues pour y rencontrer deux vétérans, Alabama Slim et Big Ron Hunter, qu'il fait jouer sur l'album Music Is My Home - Act 1 (janvier 2016), en compagnie de Leyla McCalla, Sarah Quintina, Marion Rampal et Anne Paceo.