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Johan Papaconstantino

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Playlists

Biographie

Cela pourrait être un lever du jour sur les rives du Bosphore ou un coucher de soleil posé dans les calanques à la pointe de Marseille. Une balade plus intense dans le port du Pirée. Ou tout simplement les états d’âme, de cœur et de fête, d’un jeune homme autodidacte peignant dans son atelier de Saint-Ouen, 93, parisien, exilé marseillais. À vrai dire, c’est un peu de tout ça que l’on vit, que l’on ressent quand on écoute la nouvelle, jeune, brillante, sexy musique de Johan Papaconstantino. Johan est souple. Il connaît son corps qui s'exprime posément. On entend cette légèreté organique et c'est sur elle que nous allons nous transporter, planer, nous abandonner. La musique de Johan Papaconstantino fait ralentir le monde grâce à sa poésie saccadée, nonchalamment portée par son flow (parfois) soigneusement autotuné. Johan nous invite dans son voyage sensuel, alors, avec délectation, on grimpe sur son micro, son pinceau - on ne sait plus trop - et langoureusement, on se laisse aller. Musique consciente. On reste en éveil dans ces contes tissés d'horizons sans frontière, kaléidoscopiques. Kalos pour beau, eidos pour image et skopein pour regarder. En témoigne « Lundi » son nouveau morceau, hymne instantané, présent sur l'EP « Contre Jour » (réunissant toutes ses précédentes chansons), dont le clip dépeint avec un regard bienveillant mais lucide une scène typique d’un mariage Grec. Belle-image-à-regarder. La musique de Johan Papaconstantino, c’est la vie, c’est votre vie, c’est notre vie. On y sourit, on s’aime, on s’engueule, sans la moindre naïveté mais toujours en dansant, bras en l’air, à l’orientale, chantant haut, fort, à tue-tête : « Pourquoi chérie tu cries, pourquoi mon coeur tu pleures? ». Sur scène comme sur clip, Johan se présente entièrement à son public, libre, fort, en artiste total. Accompagné de sa guitare, son bouzouki et de ses machines, il donne une seconde vie, tel un Ulysse moderne, au Rebetiko, la musique de son enfance, celle de ses parents, mais surtout celle des bas-fonds d’Athènes des années 30, chantés par une génération des Grecs de Turquie chassés de chez eux. Johan porte son héritage grec comme un savant, respectueux et libre, au plus près de sa propre nature. Comme l'ont fait ces musiciens grecs bravant les interdits d’une dictature pour pouvoir chanter la vie… Vaillamment, Johan s'est donc fabriqué son monde. La nature y est un poil trippée, l’Orient raisonne et la langue dessine le paysage. Johan Papaconstantino peint comme il chante, et chante, compose, produit en autodidacte, comme il manie son pinceau. Sans hasard, mais avec une certaine détermination, une question d’équilibre mais surtout de choix, celui justement de ne pas choisir entre ses deux arts, la peinture et la musique, les mêmes que Gainsbourg aimait à opposer (à tort ou non) d’art mineur à majeur.